Festival 5# 2014

Festival # 5

Vendredi 24 Octobre Au Dimanche 2 Novembre 2014

 

Alleluia

Fabrice Du Welz
Belgique 2014 Vf 1h35 Dcp

En Avant-première, vendredi 24 octobre à 21h, Aux Cinéastes.

Alleluia

Porté par un magnifique duo composé de Laurent Lucas et Lola Dueñas, tous deux poussés dans leurs derniers retranchements pour donner du corps à cette passion destructrice à sens unique, chronique amoureuse tellement en marge qu’elle est naturellement salutaire, le nouveau film de Fabrice Du Welz ne caresse pas le spectateur dans le sens du poil, transpire la fureur et le sang, part parfois dans tous les sens, mais reste une expérience de cinéma jusqu’au-boutiste, d’une liberté totale.

The Honeymoon Killers

Leonard Kastle
Usa 1970 Vostf 1h47 35mm

HONEYMOONKILLERS12

D’après un fait divers réel, de Ray Fernandez et Marcha Beck, amants criminels qui suppriment les candidates au mariage un peu mûres mais riches. Pendant leur détention, ils ne cesseront d’échanger une correspondance amoureuse jusqu’à leur exécution.

Unique film écrit et réalisé par Leonard Kastle : une œuvre mythique. Autant drame psychologique que film néo-réaliste, autant film noir que film expérimental, il ne franchit néanmoins jamais la frontière esthétique – vers laquelle il semble souvent s’approcher – du cinéma fantastique. Et encore… peut-être la franchit-il parfois sinon même tout du long. On reste à son sujet, même après de multiples visions, dans le doute le plus fondamental.

*****

Le Narcisse Noir

Michael Powell, Emeric Pressburger
GB 1947 Vostf 1h40 35mm

blacknarcissus2

Cinq nonnes de Calcutta doivent créer une mission dans un palais désaffecté, dans l’Himalaya. Sœur Clodagh dirige l’expédition et se heurte à Dean, Britannique au franc-parler et aux mœurs dissolues.

Œuvre atypique, décisive pour la génération de Coppola et de Scorsese, essentielle pour l’histoire du Technicolor, il s’agit de l’un des films les plus aimés et les plus commentés du cinéma classique. L’art de la mise en scène touche ici au mystère de l’extase à travers la flamboyance des décors et l’ivresse de la musique. Magnifiée par la grâce fébrile de Deborah Kerr, l’histoire confronte le désir et l’interdit avec une audace extrême.

Le Couvent de la Bête Sacrée

Norifumi Suzuki
Japon 1974 Vostf 1h28 Num.

le couvent

Yumi Takigawa incarne Mayumi, une jeune femme qui rentre dans un couvent pour enquêter sur le décès de sa mère. Sitôt arrivée, Mayumi perturbe l’ordre établi avec une attitude frisant l’hérésie…

Si Yumi Takigawa est pour beaucoup dans l’attrait de ce film érotique remarquable, qui emprunte aux westerns une trame classique de vengeance, la réalisation de Suzuki en est l’autre point fort. Le Couvent de la Bête Sacrée s’impose comme un authentique travail de metteur en scène. Décadrages, sublimes compositions symétriques et jeux de perspectives sont le lot du film, et multiplient le plaisir délictueux du spectateur face à cette œuvre perverse.

*****

Un Autre Regard sur le Brésil

Antonio Das Mortes

Glauber Rochas
Brésil 19769 Vostf 1h40 35mm

Antonio

Rochas, génie turbulent et charismatique, disciple d’Eisenstein et de Buñuel pour le formalisme baroque et le mysticisme athée de son œuvre, réalise avec Antonio Das Mortes un hymne politique et poétique qui laisse pantelant : un mercenaire, Antonio , est chargé par un riche propriétaire d’assassiner un agitateur qui se prend pour un grand « cangaceiro » à la tête d’une bande de paysans faméliques et d’illuminés de toutes sortes. Sa tâche acquittée, il sera amené à reconsidérer le sens de ses agissements.

Ces Garçons Qui Venaient du Brésil

Franklin Schaffner
Usa/GB 1978 Vostf 2h05 35mm

ces garcons

Une histoire hallucinante qui nous apprend que le fameux docteur Mengele (Gregory Peck) ayant prélevé des cellules vivantes sur Hitler les a injectées à plusieurs femmes allemandes dont les maris doivent mourir au même âge que le père du Führer pour que puissent s’épanouir des nouveaux Hitler ! Le scénario ahurissant de Heywood Gould (d’après le roman éponyme d’Ira Levin) est avant tout fondé sur des données scientifiques : les clones ! Le récit mêle très habilement la réalité à la fiction où Schaffner applique le spectaculaire sans hystérie, sans complaisance mais avec une énergie rare ! Un film haletant des seventies, aussi glacial que fascinant d’efficacité.

*****

Tarzan, L’Homme Singe

W.S. Van Dyke
Usa 1932 Vostf 1h39 35mm

tarzan

Genre : l’amant sauvage. « I’m gonna get savage ! », dit la jolie Jane en débarquant au cœur de l’Afrique, où son père cherche le mythique cimetière des éléphants. Elle ne croit pas si bien dire !

Tourné avant le code Hays, le film vaut d’abord par sa sensualité joyeuse, qui voit l’accorte héroïne succomber presto aux charmes du nageur Johnny Weissmuller. Singulière liberté de ton qui culmine dans de jolis marivaudages (monosyllabiques), puis un coquin batifolage aquatique. Pour le reste, Van Dyke, cinéaste injustement oublié mais intéressé par l’ethnographie, se débat avec des images animalières rescapées de son film précédent. Très vite, l’énergie du récit, l’accumulation des péripéties font oublier l’archaïsme techniqu

L’Homme Puma

Alberto de Martino
Italie 1980 Vf 1h27 35mm

903-puma_

Un génie maléfique nommé Kobras veut assujettir l’humanité entière. Pour parvenir à ses fins, il se sert d’un masque d’or aux pouvoirs hypnotiques datant des Incas.

Alberto n’est pas le plus mauvais réalisateur des nanardeux italiens, il fait même preuve d’un certain professionnalisme avec des tentatives de mouvements de caméras agréables et léchés. Non, le véritable problème c’est que De Martino tourne des scénars totalement dingues, et totalement desservis par des effets spéciaux parmi les plus miteux de l’histoire du cinéma .

*****

Le Coup de l’Escalier

Robert Wise
Usa 1959 Vostf 1h40 35mm

 COUP+DE+L'ESCALIER+PHOTO1

Dave Burke, un ancien policier reconverti dans le banditisme décide d’organiser le hold-up d’une banque. Il convainc deux hommes d’y participer : Slater (Robert Ryan), ancien soldat dont le sentiment d’inutilité est amplifié par la déférence de son épouse (Shelley Winters), et Ingram (Harry Belafonte), parieur divorcé et criblé de dettes.

Ce film est considéré, avec L’Ultime Razzia de Kubrick, comme le chant du cygne du film noir. Malgré sa réputation de plaidoyer antiraciste, Le Coup de l’Escalier n’est pas un film à thèse, mais une œuvre pessimiste où le racisme est une erreur ou une faiblesse parmi tant d’autres.

Le Flingueur

Mickael Winner
Usa 1972 Vostf 1h40 35mm

flinguer

Arthur Bishop est un tueur efficace et vieillissant de la Mafia. Il envisage la retraite et de transmettre son savoir au jeune Steve, dont il a assassiné le père. Mais est-ce vraiment un problème ?

Délaissant les paraboles westerniennes pour revenir à son époque, Winner retrouve Bronson pour l’un de ses meilleurs – sinon son meilleur – films. Parfaitement rythmé, dialogué à minima, d’un cynisme glaçant, Le Flingueur reste ludique, intrigant, captivant de bout en bout. Et l’approche « existentielle » adoptée par l’auteur et accentuée par la BO exceptionnelle en font quarante ans après, un véritable classique du polar noir.

*****

Pino Donaggio’s Soundtracks

Ne Vous Retournez Pas

Nicolas Roeg
Italie/GB 1974 Vostf 1h50 35mm

ne-vous-retournez-pas

Un couple John (Donald Sutherland) et Laura (Julie Christie) tente de se remettre péniblement de la mort de leur fille. Le mari John, qui rénove des églises, accepte une mission à Venise.

Adapté d’une nouvelle de Daphné du Maurier, Ne vous retournez pas est un grand film : la coïncidence entre le maniérisme de la mise en scène de Roeg, le caractère morbide de l’histoire et la beauté croupissante de Venise donne naissance à un magnifique thriller psychologique aux frontières du fantastique et de l’occulte.

Carrie, Au Bal du Diable

Brian De Palma
Usa 1976 Vostf 1h38 35mm

carrie

Les vacances approchent et tous les lycéens se préparent avec entrain au grand bal de fin d’année. Tous, sauf Carrie. Élevée par une mère tyrannique et souffre-douleur de ses camarades d’école.

Du sang de la pauvre Carrie, qui découvre ses premières règles dès la séquence du générique, au sang de cochon qui la souillera en public lors du bal de fin d’année, victime d’une plaisanterie horrible, De Palma travaille le matériau le plus bassement organique et le transcende par la virtuosité de sa mise en scène. On peut déjà faire la grimace mais on conviendra que le cinéaste ne confond pas trivialité et vulgarité, que sa cruauté couve un romantisme morbide.

*****

Hommage à Leslie Nielsen

Planète Interdite

Fred M. Wilcox
Usa 1956 Vostf 1h38 Num.

planete-interdite-1956-06-g

Au XXIIe siècle, le vaisseau spatial C 57 D se pose sur la lointaine planète Altaïr 4. Une expédition dirigée par le commandant Adams vient enquêter sur la disparition, vingt années plus tôt, du navire spatial Bellérophon et de son équipage.

Formellement parlant, ce film est un important jalon dans l’histoire du genre puisqu’il pose les bases d’une esthétique à base de vaisseaux spatiaux gigantesques aux couloirs immenses et aux puits sans fond. Autant dire que ce long-métrage a inspiré toutes les oeuvres suivantes puisque le robot Robby a assurément influencé la création de C3PO, de même que l’esthétique de la base. On retrouve également l’ambiance menaçante qui parcoure sans cesse le Alien de Ridley Scott. Quant à l’exploration spatiale, elle a fortement influencé la série Star Trek (les mêmes machines de téléportation).Véritable classique de la science-fiction, Planète interdite s’impose par son ambiance inquiétante et, aussi, par la richesse de son sous texte.

Day of the Animals

William Girdler
Usa 1977 Vostf 1h37 Num.

dayanimals7big

Un groupe de randonneurs se retrouve en danger lorsque les animaux de la forêt deviennent agressifs, rendus fous par les rayons solaires qui traversent le trou dans la couche d’ozone.

On peut saluer ce film pour avoir tiré la sonnette d’alarme écologique très tôt, et pour être un film catastrophe post-Jaws plus qu’honorable malgré son petit budget. On notera surtout les scènes animalières, souvent drôles, et avec en vedette la mère de l’ours du film éponyme de J.J. Annaud, mais surtout la prestation magique de Leslie Nielsen: violent, violeur, et probablement l’animal le plus dangereux de tous.

Y a-t-il un Flic pour Sauver la Reine ?

David Zucker
Usa 1988 Vf 1h38 35mm

the-naked-gun

Après un nouvel échec pour démanteler un important trafic de drogue dirigé par Ludwig, le lieutenant Frank Drebin est finalement licencié. Apprenant que Ludwig prépare un très gros coup (faire assassiner la reine d’Angleterre par un tueur téléguidé), Drebin persuade son supérieur de lui laisser une dernière chance…

Au début des années 80, Leslie Nielsen participe à la folle aventure de Y a t-il un pilote pour sauver l’avion, parodie géniale des films catastrophes à succès de la fin des années 70. En Docteur Rumack, il crève l’écran et fatigue les zygomatiques. Une star de la comédie est née. Les ZAZ – alias David Zucker, Jim Abrahams, et Jerry Zucker, réalisateurs du film, l’engagent aussitôt pour le pilote d’une série télévisée humoristique, Police Squad. Pour la première fois, Leslie Nielsen interprète le personnage qui fera sa gloire et celle de son compte en banque: l’inspecteur gaffeur Frank Drebin. De la télévision, son génie comique s’exporte au cinéma. Dès la mythique scène d’ouverture de Y-a-t-il un flic pour sauver la Reine, le ton est donné. Irrévérence, gags visuels et énormes ficelles dramatiques sont les clés du succès de la saga qui va se décliner en de nombreux épisodes.

*****

Opéra : Rigoletto

Carmine Gallone
Italie 1946 Vo 1h45 35mm

1 RIGOLETTO

D‘après l’opéra de Giuseppe Verdi, sur un livret de Francesco Maria Piave, lui-même inspiré de la pièce de Victor Hugo, Le Roi s’Amuse.

Distribution :
Tito Gobbi / Rigoletto
Marcella Govoni / Gilda
Lina Pagliughi / Gilda (voix)
Mario Filippeschi / Duc de Mantua
Anna Maria Canale / Maddalena
Giulio Neri / Sparafucile

Disco : Can’t Stop The Music

Nancy Walker
Usa 1980 Vf 1h59 35mm

Cant_Stop_the_Music05

Dans la grande vague des films disco, inauguré par « La Fièvre du samedi soir », Jacques Morali, créateur-producteur du groupe, s’est dit que c’était le bon moment pour lancer un véhicule apte à propulser ses Village People au firmament du succès cinématographique.

Le film se veut l’héritier de Grease ; c’est un peu raté, mais dans un sens, il est tout aussi mythique. Là où la majorité du temps la réalisatrice se montre sage, elle se lâche totalement pour les chansons, qui se voient chacune gratifiées d’une chorégraphie hallucinante… Voir la reprise de YMCA, où l’on n’avait plus vu un tel culte du corps sportif masculin depuis Leni Riefenstahl !

Cortex Ciné Concert : La Cabine

La Cabine c’est Paula (La Géométrie) et Jérôme (Crash Normal). La Cabine c’est un Moog, une boîte à rythmes, une mini guitare acoustique, un Casio et des percussions-jouets passées dans des pédales d’effets .

LaCabina1

Séance unique le Jeudi 30 Octobre à 21h, Double Programme :

– Hitch Project

Quatre séquences d’Alfred Hitchcock ( La corde, Vertigo, Les oiseaux, La mort aux trousses ), une bande son, un montage minimal qui révèle peut-être le secret intime de chacune de ces scènes.

– La Cabina

Antonio Mercero
Espagne 1972 Vostf 0h35 Num.

Un matin comme tous les autres, un homme ordinaire se retrouve stupidement coincé dans une cabine téléphonique. Malgré les tentatives infructueuses des passants pour essayer de l’en sortir, il demeure impossible de le libérer.

Le film, sous une apparence surréaliste, représente la paralysie dont souffrait la société espagnole de cette époque face à l’oppression dans laquelle vivait le pays, représenté par cette prison en forme de cabine téléphonique. La métaphore ne fut pas comprise par les autorités franquistes et le film fut diffusé à la télévision comme prévu, sans aucune difficulté et sans causer le moindre problème.

*****

Cinéma Bis

Le bis, c’est l’essence du cinéma, c’est la pulsion de mort et de sexe, l’eros et le thanatos réunis sur l’écran branlant de nos rêves. Car le bis, à l’origine, c’est des films sales dans des salles mal famées, où l’on se tripote dans le noir devant des nonnes lubriques qui se font rudoyer par des catcheurs mexicains. Le terme est né dans les années 60 pour qualifier ces films méprisés, souvent italiens, d’épouvante et d’érotisme mêlés. Ils sont rapidement devenus cultes auprès d’un public de cinéphiles déviants, férus de rock, de BD et de surréalisme… bref, adeptes de la contre-culture.

La Fureur du Dragon

Bruce Lee
Hong-Kong 1972 Vf 1h38 35mm

bruce_lee_117

Le propriétaire d’un restaurant chinois à Rome est assailli par un promoteur qui veut l’obliger à vendre son établissement. En désespoir de cause, l’aubergiste demande l’aide de Bruce Lee.

Aucun autre genre cinématographique n’aura réussi à faire vibrer autant de gens, de pays, de cultures et de sociétés différentes. Ne cherchez pas, la plus grande star de l’histoire du cinéma mondial ne se nomme ni Charlie Chaplin, ni James Dean, ni Marilyn Monroe, mais bel et bien Bruce Lee. Un Petit chinois dont les exploits martiaux auront enflammé l’imagination des spectateurs aux quatre coins du globe, qu’ils soient du fin fond du Sénegal ou des ghettos New-yorkais, des bas-fonds de Manille ou des quartiers populaire de Paris. Moins de six mois après la sortie de la Fureur du Dragon à Hong Kong, Bruce Lee meurt brusquement et entre dans la légende. En France, il faut attendre la fin de l’année 1974 pour que le film sorte enfin, provoquant une véritable folie.

Soudain… Les Monstres

Bert I. Gordon
Usa 1976 Vf 1h28 35mm

soudain-les-monstres-76-01-g

Morgan est entraîné par deux de ses amis dans une partie de chasse qui va très vite tourner court. En effet, alors qu’il dégomme gaiement de sympathiques lapins, l’un de nos tireurs du dimanche se fait agresser par une escadrille de guêpes géantes

Entre les mains de Gordon, le travail de H.G. Wells (The food of the gods) prend donc un virage très bis. Malgré l’absurdité de certaines scènes, le jeu lamentable des acteurs et quelques effets plus que douteux, on ressort de l’expérience relativement repu. L’hémoglobine coule à flot et, mine de rien, une certaine forme de tension monte au fur et à mesure que la nature reprend ses droits.

Bourgeoise et Pute

Gérard Kikoïne
Fce 1981 Vf 1h22 35mm

bourgeoise

À la mort de Sandra, sa sœur jumelle, Murielle découvre le vrai caractère de sa sœur qui était avide d’aventures sexuelles. Elle endosse peu à peu sa personnalité

Le thème du double, reçoit ici un traitement fictionnel purement psychologique sinon même behavioriste. Kikoïne soigne tout autant le parcours d’une lampe-torche dans l’obscurité que la mise en abîme d’un tournage vidéo et gratifie Cathy Ménard de son plus grand rôle, tandis que Marilyne Jess ne fait guère qu’acte de présence. Le dernier film de Kikoïne où l’équilibre, entre le scénario et les recherches formelles baroques, est strictement maintenu.

*****

Histoires de Petits Volatiles

Le Corbeau

Henri-Georges Clouzot
Fce 1943 Vf 1h22 Num.

le-corbeau

Médecin d’un petit village du cœur de la France , le docteur Germain est la victime d’un corbeau, qui l’accuse d’adultère et de pratique illégale de l’avortement. Rapidement, les lettres infâmantes se multiplient et personne dans le village n’est épargné par les ragots…

Étrange destin que celui du Corbeau, chef-d’oeuvre honni de toutes parts, tant par la presse clandestine et résistante que par le pouvoir de Vichy. le film fut accusé des mêmes maux de part et d’autre : une vision dégradante et anti-française de la société de l’époque.

Le Pigeon

Mario Monicelli
Italie 1958 Vostf 1h46 35mm

pigeon-ph4

Peppe, un ancien boxeur, organise le casse de mont-de-piété, en compagnie d’un photographe au chômage, d’un petit receleur, d’un ancien jockey… Un cambrioleur à la retraite lui sert de conseiller technique

Clowns magnifiques et piteux, les personnages du Pigeon se débattent frénétiquement dans la misère d’une Italie encore en ruine. Leur maladresse de passe murailles improvisés touche au grandiose. Le réalisateur évoque tout un peuple démuni et bourdonnant. Lorsque Peppe tente se faire embaucher sur un chantier, un de ses compères le menace : « Ils te feront travailler, tu sais… »

*****

E.D. Distribution

Une Jeune Fille à la Dérive

Kirio Urayama
Japon 1963 Vostf 1h56 35mm

une-jeune-fille-a-la-derive_208840_26457

Avec son héroïne, hôtesse de bar alcoolisée, voleuse à l’occasion, pensionnaire de maison de redressement, Urayama s’inscrit clairement dans la tradition de la nouvelle vague japonaise. Sauf qu’il ne s’attarde pas sur la dérive politique ou charnelle de son héroïne, mais s’attache plutôt à peindre les affres d’un sous-prolétariat réduit à l’indignité pour pouvoir survivre. Ce qui lui importe de filmer, c’est le système éducatif en capilotade, la télévision comme opium du peuple, le travail bel et bien prostitution, ce monde portuaire amer ni tout à fait urbain, ni vraiment rural, où la seule issue est la fuite, à pleine vitesse.

Julien Donkey Boy

Harmony Korine
Usa 1999 Vostf 1h34 35mm

julien

Julien Donkey Boy creuse un peu plus les folies ­ douces et dures ­ de l’Amérique déshéritée, filtrées par l’objectif du chef opérateur de Festen. Julien « tête d’âne », que l’incroyable Ewen Bremner (l’une des « tronches » de Trainspotting) hallucine autant qu’il le joue, est un jeune homme qui s’occupe d’un groupe d’aveugles et handicapés divers. Lui-même est assez perturbé pour s’adresser dans le même souffle éructant à Jésus et à Hitler. Le reste de la famille n’est pas triste : un frère sportif et semi-autiste, harcelé par le père (Werner Herzog !), un tyran domestique également capable d’écouter un vieux blues avec un masque à gaz sur la tête ; et puis Pearl, la sœur enceinte (Chloë Sevigny, emperruquée), un peu mère et un peu plus pour le pauvre Julien.

*****

Soirée Freaks and Geeks # 2

Le 28/10 à 19h30: Apéro/Concert suivi du film :

Mister Freedom

William Klein
Fce 1969 1h45 Vostf Num.

MISTER FREEDOM

Après la débandade idéologique de mai 68, l’évidence s’impose que la France mérite une solide correction, une vraie leçon de liberté. Héros manufacturé sur mesure pour ce genre de situations, Mister Freedom est l’homme de la situation.

Satire grinçante de l’impérialisme américain, Mr. Freedom détourne les conventions du film d’espionnage et du comic book sous les augures d’un traitement pop art irrévérencieux. Klein démystifie l’Amérique -land of the free– en exposant ses dérives totalitaires.

*****

Séance : 5 €
Pass 10 Films : 35 € (non nominatif)

*****

Publicités