Monstruosité : les horaires

Horaires

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Infos pratiques PCW / Bénazéraf

Tarif unique par séance : 5 €

Carnet de 7 places : 25 €

Ces places ne sont pas nominatives, il est donc possible d’acheter un carnet à plusieurs et de se partager les places (cela revient à environ 3,60 € la place).

Pour Bénazéraf, deux grosses séances de 3 h ou il sera possible de voir deux films, Le concerto de la peur et La Soubrette Perverse (avec un petit entracte au milieu pour les changements de bobine) ET des bandes annonces 35mm de ses autres films pour avoir un aperçu de sa filmographie : Le Cri de la Chair, Joe Caligula , Le Désirable et Le Sublime, Black Love, Le Bordel, Les
Incestueuses, La Veuve Lubrique, Les Deux Gouines, La
Planque N°1, Les Contes Galants de Jean de la Fontaine.

Le carnet ne fonctionne pas pour ces grosses séances bien garnies de Bénazéraf pour lesquelles le tarif unique à 5 € sera de mise.

Bonus track

Séance gratuite et unique pour le court-métrage N.E.P.A.L. vendredi 1er mars à 19h30 en ouverture de la rétrospective.

A la suite de la séance de 16h du dimanche 3 mars pour Sympathy for M. Vengeance, Vincent Lesage (Seconde Zone et les Visiteurs du soir) proposera une masterclass sur l’œuvre de Park Chan-Wook.

Le bar de l’Inventaire sera ouvert le temps de la rétrospective et de le soupe y sera servie à partir de 19h chaque soir.

Biographie de José Bénazéraf

José Bénazéraf

1922-2012

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Au-dessus des tacherons au talent volatile, mais qui possédaient parfois leurs défenseurs, trônait José Bénazéraf, surnommé « l’Antonioni de Pigalle », le séducteur aux mauvaises manières mais ivre de beauté et de culture qui répandit dans les années 60 une traînée de soufre dans les cinémas des Grands Boulevards, grâce à des films hautains qui mêlaient intellectualisme Nouvelle Vague, subversion et érotomanie. José Bénazéraf est né à Casablanca, puis monte à Paris où il entre à l’Institut d’études politiques de Paris. Il débute sa carrière comme producteur et participe au tournage d’À bout de souffle. Il passe à la mise en scène avec L’Eternité pour nous (1962) et Le Concerto de la peur (1963) qui seront aussi exploités sous les titres  plus racoleurs Le Cri de la chair et  La Drogue du vice. Des bandes jazzy en noir et blanc, avec de vagues intrigues policières ou d’espionnage et l’apparition de corps jeunes et modernes en rupture avec le cinéma traditionnel.  Cover Girls, son film le plus élégant et le mieux mis en scène, est salué dans Les Cahiers du cinéma. Bénazéraf subit les foudres de la censure avec Joë Caligula (1966), un hommage au cinéma criminel américain qui est un polar proto-punk jugé trop violent et dont le rôle-titre est tenu par une autre tête brûlée, le fougueux Gérard Blain. Avec  Le Désirable et le Sublime  (1970) Bénazéraf a l’ambition de radicaliser sa démarche et livre un prétentieux pamphlet aussi fumeux qu’insupportable. Toujours en colère, éternel révolté, ne supportant pas le conformisme bourgeois et la société conservatrice française, le cinéaste se marginalise en bâclant une quantité impressionnante de pornos, en 35 mm puis en vidéo. Au milieu d’une production indigne et misogyne on retrouve parfois l’insolence et le goût du formalisme de Bénazéraf, comme dans J.B. 1 (1975), essai expérimental dans lequel le cinéaste se filme au travail. Bien que totalement en retrait par rapport à l’orgueil du personnage, les premiers films de Bénazéraf sont l’affirmation d’un dandysme et d’un talent qui s’épuiseront par la suite dans l’anonymat de la production pornographique, malgré l’obstination de certain de ses exégètes à considérer Bénazéraf comme un génie underground. Qu’importe. Celui qui aimait citer Nietzsche et discuter philo avec Zara White a marqué de son sceau le cinéma érotique français, et ses films des années 60 laisseront la trace d’une éphémère étreinte entre la série B libertaire et la prude Nouvelle Vague.